Un week-end sur la Côte d’Albâtre : Fécamp, Étretat & Yport


Par un beau et chaud week-end de juillet 2016, nous nous rendons au cœur de la Normandie pour sillonner une partie de la Côte d’Albâtre, connue pour ses magnifiques falaises de calcaire entre lesquelles sont nichées les jolies petites villes de Fécamp, Étretat et Yport. Comme lors de notre week-end dans le Bassin d’Arcachon, pour réduire les coûts, c’est notre voiture qui nous sert de moyen de transport et de chambre d’hôtel.

Fécamp

Nous arrivons à Fécamp juste à temps pour le coucher du soleil que nous observons depuis le port pendant que des pêcheurs attendent patiemment qu’un poisson veuille bien mordre. Le soleil orangé donne une magnifique couleur aux falaises environnantes. Le week-end s’annonce bon !

Le lendemain vers 9h30, nous montons tout en haut de la falaise, au Cap Fagnet, point le plus haut de la Côte d’Albâtre. Nous laissons la voiture sur le parking gratuit situé près de la chapelle Notre-Dame du Salut. Et c’est parti pour pas loin d’1h30 de promenade au milieu des blockhaus du Mur de l’Atlantique et des éoliennes. Mis à part les moutons et vaches rencontrés en chemin, on est seul au monde. Nous avons bien fait de venir de bonne heure, nous profitons ainsi pleinement du calme ambiant et du magnifique paysage qui s’offre à nous.

On se dirige ensuite de l’autre côté de la falaise, là où se tient le Sémaphore. D’autres blockhaus sont présents. Il y a déjà plus de monde, c’est moins pratique pour faire de belles photos. De là-haut, on a un panorama sur toute la ville de Fécamp et au loin, si le ciel est suffisamment dégagé, on peut distinguer une des arches d’Étretat.

En empruntant des petits chemins, on déniche un petit coin sympa et isolé de la foule, parfait pour déjeuner.  Et en prime, une belle vue surplombant la ville.

L’après-midi, nous redescendons en bas de la falaise pour nous y promener.

Puis, on va admirer la somptueuse façade du Palais Bénédictine, la distillerie où est élaborée la fameuse liqueur bénédictine à base de plantes et d’épices. Il est possible de le visiter avec une dégustation à la fin de la visite mais nous ne l’avons pas fait.

À côté du palais, on peut admirer l’alambic de la bénédictine.

À 15h, nous avions prévu de faire une visite guidée des blockhaus et d’un hôpital militaire allemand, organisée par le service du Patrimoine de Fécamp uniquement les mercredis et samedis de juillet et août. Mais nous voulons absolument être à Étretat à marée basse pour pouvoir accéder au Trou à l’Homme et celle-ci étant à 15h45, on décide de rejoindre tout de suite Étretat.

Étretat

Étretat est située à une vingtaine de minutes de Fécamp. Ses falaises sont bien plus photogéniques avec ses arches et ses aiguilles. Mais le revers de la médaille, c’est que la petite ville est vite submergée par un flot de touristes, surtout en plein mois de juillet. Alors, si vous souhaitez plus de tranquillité, un conseil : évitez l’été.

Nous trouvons par chance une place pour la voiture en haut de la falaise d’Amont, sur le parking gratuit mais bondé de la Chapelle Notre-Dame de la Garde. Il y a du monde partout mais on l’oublie vite une fois devant le panorama exceptionnel qui s’étend devant nous.

On descend la falaise et on traverse la plage de galets pour rejoindre le Trou à l’Homme, une grotte située près de la porte d’Aval et uniquement accessible à marée basse.

Elle permet de rejoindre, via un tunnel, la plage de Jambourg. Une vieille échelle métallique est là pour nous aider à grimper les rochers et atteindre le tunnel.

À l’entrée, un panneau avertit sur les marées. Il faut en effet prévoir un retour 4h avant la pleine mer, soit avant 18h aujourd’hui, sinon on se retrouve piégé dans le Trou à l’Homme et contraint d’appeler les secours ou d’attendre la prochaine marée basse. Il arrive fréquemment que des gens imprudents se retrouvent ainsi coincés. Il est 16h, on a 2h devant nous, c’est bon, on peut y aller ! On s’aventure dans le sombre tunnel et on débouche sur la plage de Jambourg où il y a beaucoup moins de monde du au fait qu’il est un peu périlleux de s’y rendre.

D’ici, nous avons un angle de vue différent sur la porte d’Aval et l’Aiguille.

A l’autre bout de la plage se trouve l’arche de la Manneporte.

Sous cette dernière, encore une échelle mais qu’il faut cette fois descendre pour arriver sur une autre plage, déserte. On peut ainsi continuer jusqu’à la plage du Tilleul, sauf que là, le passage est impraticable. Mais si, comme certains que nous avons pu voir, vous êtes suicidaire, vous pouvez escalader la roche à l’aide d’une corde douteuse prête à céder ou marcher à l’aveugle sur les rochers immergés sous l’eau… A vous de voir !

Pour notre part, on choisit de faire demi-tour.

On décide ensuite de grimper sur la falaise d’Aval, difficilement avec cette chaleur (pas loin de 30°C), mais sûrement !

On prend progressivement de la hauteur et en se retournant, on jouit d’une vue sur tout le village, la falaise d’Amont et son arche appelée Le Chaudron.

On aperçoit des goélands argentés, tranquillement nichés sur les crêtes.

On aperçoit également des gens imprudents s’aventurer un peu trop près du bord en quête du plus beau selfie, les nombreux panneaux d’avertissement au sujet des fréquents éboulements ne semblant pas les affecter…

Via une passerelle, on peut accéder à un petit refuge naturel surnommé la Chambre des Demoiselles, d’après une légende.

Si on se place à un endroit précis, entre les 2 crêtes, on peut voir au loin Le Chaudron.

A 18h passé, on remarque que 2 couples sont toujours en train de faire bronzette sur la plage de Jambourg. Ils ne se doutent pas une seconde qu’ils sont déjà bloqués par la marée mais ils ne vont pas tarder à le savoir…

On profite un petit moment de la vue sur la Manneporte et sur l’Arche et l’Aiguille.

Puis, on redescend la falaise d’Aval en vitesse pour voir si les secouristes interviennent. Et ça n’a pas loupé, on les voit monter dans leur bateau !

Pfiouuu, qu’est-ce qu’il fait chaud ! Une bonne glace à l’italienne puis un bon petit restau en terrasse, et nous voilà de nouveau d’aplomb pour remonter au niveau de la voiture sur la falaise d’Amont. De là-haut, nous attendons patiemment le coucher du soleil.

On se trouve un coin au calme et on s’allonge dans l’herbe, face au soleil, l’Arche et l’Aiguille en ligne de mire. On est bien, là, à ne rien faire d’autre qu’écouter les vagues s’abattre contre la falaise et le cri des mouettes planant majestueusement au-dessus de nous. Le soleil descend progressivement et finit par disparaître sous l’horizon.

Le lendemain matin, nous empruntons le début du sentier qui part de la chapelle Notre-Dame de la Garde vers Fécamp en longeant la falaise. Des escaliers assez raides mènent à une petite crique inaccessible ce matin car la marée est haute.

Au loin, on aperçoit l’Aiguille de Belval et encore plus loin les éoliennes de Fécamp.

On remonte puis on continue le long du chemin. Il n’est même pas 10h et il fait déjà 25°C ! Alors, après une dernière vue sur l’Aiguille de Belval, on décide de faire demi-tour.

Le retour vers la voiture est plus agréable, le soleil étant dans notre dos. On a une vue d’ensemble sur la chapelle et le monument Nungesser et Coli (la pointe blanche), vaches au premier plan !

Ainsi s’achève notre visite de cette jolie petite ville qu’est Étretat.

Yport

Avant de rentrer, nous décidons de faire notre pause-déjeuner à Yport, petit village de pêcheurs niché entre Fécamp et Étretat.

C’est mignon comme tout et il y a beaucoup moins de monde qu’à Étretat. Nous mangeons notre pique-nique sur la plage, face à la mer, assis sur un morceau de roche qui s’est écroulé. Quand on pense que ces gros spécimens finissent par devenir de tout petits galets !

De là, nous avons une belle vue sur Fécamp, facilement reconnaissable par la forme de sa falaise, ses éoliennes et son sémaphore.

Après manger, nous longeons la plage avec ses petites cabanes en bois et ses bateaux échoués.

Nous nous aventurons sur les rochers pour voir ce qu’il y a de l’autre côté de la falaise.

Et qu’est-ce qu’on y trouve, alors ? Et bien, juste d’autres falaises ! Et puis des gens qui font bronzette sur un gros rocher, sans personne pour les déranger (à part nous, haha !).

Allez, il est 14h et c’est l’heure pour nous de rentrer. Et oui, 6h de route nous attendent car nous vivons au bout du bout du monde qu’on appelle Brest ! Nous repartons ravis de notre week-end, avec le plein de vitamine C et de belles images en tête.

Connaissez-vous la Côte d’Albâtre ? Quels endroits vous ont le plus marqués ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>