#2 – La belle San Francisco


« Brises les règles et tu iras en prison. Brises les règles de la prison et tu iras à Alcatraz. »

Vous l’avez compris, ce matin, on a prévu de visiter Alcatraz. On se lève une demi-heure avant la sonnerie du réveil, en pleine forme ! C’est très étonnant car ça ne m’arrive jamais, surtout quand je suis en manque de sommeil. Merci le décalage horaire !

Après un bon petit déjeuner (miam-miam les gaufres aux myrtilles à faire soi-même), on va faire nos petites courses pour la journée au Safeway près de l’hôtel. N’arrivant pas à nous décider sur les produits à acheter, on reste plus longtemps que prévu dans le magasin et le temps commence à presser. En effet, on doit être au Pier 33 à 8h15 pour prendre le ferry qui conduit sur l’île d’Alcatraz. Il est déjà 7h55 quand on redémarre la voiture. Le timing est serré car on a 20 minutes de route et surtout, on se méfie du GPS qui, la veille, ne trouvant pas l’hôtel, nous a fait tourner en rond une bonne quinzaine de minutes. Mais, heureusement, il fait cette fois correctement son job. On se gare dans le parking couvert que j’avais repéré sur internet avant de partir (ce qui nous évite de perdre encore plus de temps) et on rejoint le Pier 33 en à peine 5 minutes de marche. On arrive à 8h20 mais c’est bon, personne n’a encore embarqué. On est soulagé.

La traversée dure 20 minutes et permet d’avoir de beaux points de vue sur la baie de San Francisco. C’est très venteux mais en tant que Brestois, on est habitué. Le temps à San Francisco est d’ailleurs assez similaire à celui de Brest, le brouillard en plus.

Lorsque nous débarquons sur l’île, tout le monde s’arrête au point d’information pour écouter le Ranger qui présente les différents programmes de la journée. Tout le monde, sauf nous et une autre personne qui a eu la même idée ! On préfère courir récupérer nos audio-guides pour commencer la visite et ainsi voir les cellules sans aucun touriste pour nous gâcher la vue.

L’audio-guide, disponible en français, est vraiment très bien fait. Il nous mène dans les différentes sections de la prison en nous racontant son histoire à travers les témoignages des anciens prisonniers. On est totalement immergé dans l’ambiance d’Alcatraz.

Environ heure plus tard, notre visite s’achève et on est de retour à San Francisco. Il est 10h45, on est en avance sur le planning. Ça tombe bien, la batterie de mon appareil photo est à plat ! On décide de retourner à la voiture pour la recharger un peu via le port USB et on en profite pour peaufiner l’organisation du reste de la journée.

Vers 11h30, on rejoint à pied Fisherman’s Wharf et son Pier 39. C’est un endroit rempli de monde mais qui a un certain charme. Un manège pour les enfants, un magicien, des boutiques, des restaurants… Et les fameuses otaries ! On passe au moins 20 minutes à les observer, agglutinées les unes sur les autres sur leurs pontons. Certaines dorment pendant que d’autres se bagarrent, font bronzette, nagent ou bien font des vocalises. C’est très divertissant !

Direction ensuite le Musée Mécanique sur le Pier 45. En chemin, on croise un fakir.

Le Musée Mécanique est une sorte de hangar abritant toute une collection de jeux plus ou moins anciens. De quoi ravir les grands enfants que nous sommes ! On change un billet de 5$ en quarters (pièces de 25 cents) et on s’essaye à quelques jeux pendant une petite demi-heure.

Puis, on visite l’USS Pampanito situé juste à côté. C’est un sous-marin qui a servi durant la seconde guerre mondiale. Les passages d’une pièce à l’autre sont très étroits, attention à la tête ! On a un audio-guide mais c’est dommage, il n’est pas disponible en français et notre niveau d’anglais ne nous permet pas de comprendre toutes les explications. Mais Sylvain s’y connaît un peu en sous-marin, c’est donc lui qui me sert de guide. 😉

20 minutes plus tard, on remonte à la surface et on va admirer depuis le quai le SS Jeremiah O’Brien, un des Liberty ships construit lors de la Seconde Guerre Mondiale qui a participé au débarquement de Normandie.

On se balade ensuite dans Fisherman’s Wharf.

Et là, au hasard d’une rue, on croise…

Le beau Léo ! 😉 Bon d’accord, j’avoue, ce n’est qu’une statue de cire devant le musée de Madame Tussauds… En tout cas, elle est très bien faite.

Nous passons également devant un des terminus du Cable Car et en profitons pour observer le demi-tour manuel des wagons.

On marche ensuite vers la Coït Tower. L’atteindre est assez pénible : il fait chaud, mes chaussures me font très mal aux pieds (quelle bonne idée de rester pieds nus dans des chaussures fermées…) et les côtes de San Francisco n’arrangent pas les choses. On s’arrête au pied de la colline sur laquelle est située la tour pour pique-niquer tout en profitant de la belle vue qui s’offre à nous.

L’estomac rempli, on pénètre dans la Coït Tower pour acheter nos billets d’entrée. On a le droit à un joli tampon en guise de ticket.

On fait ensuite la queue devant l’ascenseur qui mène au sommet. Il faut être patient, il n’y a qu’un seul ascenseur et le nombre de personnes est limité en haut de la tour. On doit donc attendre que des personnes descendent. On a de la chance, on n’attend pas trop longtemps. Le jeune homme qui s’occupe de l’ascenseur est très sympathique et a la conversation facile.

De là-haut, on a une vue panoramique sur tout San Francisco. Le quadrillage des rues de la ville se dessine clairement.

 

Le tour de toutes les fenêtres est vite fait et on se retrouve seuls avec le gars de l’ascenseur pour redescendre. Bien sûr, il engage la conversation avec nous. Vraiment très amicaux ces américains !

La balade continue, nous voilà à Chinatown. Dépaysement total. On voit chinois, on entend chinois et on sent chinois. L’avenue principale est très touristique, les petites ruelles plus authentiques. On rentre dans la minuscule usine de fabrication des fortune cookies, la « Golden Gate Fortune Cookie Factory ». C’est intéressant d’y voir comment sont fabriqués ces petits biscuits renfermant des prédictions que l’on voit si souvent dans les films. Un vieux monsieur nous les fait goûter et comme on trouve ça bon, on en achète un gros paquet (natures et au chocolat). Le gentil monsieur rajoute dans notre sac plein de fortune cookies tout frais, tout chauds ! 

 

Bien que nous n’ayons plus tellement faim, on ne peut pas manquer les célèbres cheesecakes de The Cheesecake Factory. On marche alors jusqu’à Macy’s, un grand centre commercial dans Union Square où se trouve le restaurant. Changement d’ambiance, le contraste avec Chinatown est saisissant. On passe de l’Asie aux géants buildings en l’espace de quelques minutes. On traverse une parfumerie puis un magasin de lits (et là je rêve de m’y allonger pour soulager mes pauvres pieds…) avant de trouver les ascenseurs qui mènent au 7ème étage. Une fois arrivés, il y a beaucoup de monde et c’est très bruyant. On décide donc de prendre à emporter. Le choix est difficile, tout à l’air bon !

 

Notre circuit à pied étant terminé, on rejoint l’arrêt de Cable Car le plus proche pour rejoindre la voiture plus rapidement. C’est le terminus et comme il y a énormément d’attente, on décide de marcher jusqu’à l’arrêt suivant en espérant monter plus rapidement dans un wagon. Stratégie qui s’avère payante car il reste de la place dans le premier Cable Car qui s’arrête ! On se place sur la marche extérieure mais le gars de la sécurité n’est pas d’accord, on doit aller à l’intérieur. Zut, on voulait prendre une vidéo du trajet et c’est pas génial de l’intérieur ! Sylvain arrive quand même à se décaler un peu plus vers l’extérieur par moment, lorsque le méchant monsieur a le dos tourné, mais il se fait réprimander à chaque fois. Alors, quand le wagon se vide un peu, il en profite pour se placer tout à l’arrière, à l’extérieur. Et là, la vue est bien meilleure !

 

Ce petit tour en Cable Car est très sympa, c’est amusant de voir le conducteur à l’œuvre. Monter et descendre les rues pentues est impressionnant, surtout quand on voit la rusticité de l’engin.

Une fois la voiture rejointe, on goûte enfin nos cheesecakes : Snickers pour Sylvain et citron-meringue pour moi. Le mien a un peu fondu, il n’est plus très joli à voir. Mais il n’en est pas moins délicieux. Ils sont par contre assez lourds alors on en mange un morceau et on garde le reste pour le dessert de ce soir.

On roule en direction de Lombard Street, la rue la plus tortueuse de la ville. Les rues aux alentours sont embouteillées, c’est qu’on est loin d’être les seuls à vouloir y aller ! A un moment, on se retrouve dans un bouchon en pleine côte, mais vraiment une sacrée côte, au point d’obliger les voitures à se garer perpendiculairement à la route…

 

Heureusement qu’on a une voiture récente, c’est plus facile pour éviter de caler ou de rencontrer la voiture de derrière !
Après avoir descendu les étroits lacets de Lombard Street, on passe devant la fameuse « maison bleue adossée à la colline » de Maxime Le Forestier avant de rejoindre Alamo Square et ses Painted Ladies. C’est dommage, l’une d’entre elles est bâchée et l’herbe du parc n’est pas aussi belle que sur les photos que j’ai pu voir, elle est toute jaunie.

Pour finir la journée, on va admirer le coucher de soleil depuis Twin Peaks comme on ne l’a pas fait la veille. Bon, pas de chance, le brouillard gâche la vue. On ne voit presque rien et il fait très froid, alors on ne s’éternise pas et on rentre à l’hôtel, on retentera demain matin.

 

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